Innovation

1% d'idée, 99% d'exécution...

24.10.2019

Penser que son idée n’a jamais été imaginée et qu’elle est le fruit d’une réflexion unique et singulière dans l’histoire de l’humanité est une totale affabulation.

Toute idée absente sur un marché n’existe pas encore pour la simple et bonne raison que ceux qui l’ont porté par le passé ont échoué à la mettre en place. Nombreux sont ceux qui ont pensé aux réseaux sociaux avant Mark Zuckerberg, cependant, c’est lui et lui seul qui a fait naître Facebook.

La raison ? Encore une fois : la réussite de l’exécution.

Comme le dit si bien Derek Sivers, fondateur de CD Baby, « l’idée la plus brillante, sans exécution, a une valeur de 20$. L’idée la plus brillante avec une excellente exécution a une valeur de 20.000.000$ ».

Les idées sont légions pour mettre en place LA bonne exécution. Le succès d’un projet se trouve donc dans le choix d’une orientation par rapport à une autre avec une logique de « Test & learn ». Il est très rare d’avoir une vision parfaite de l’exécution d’une idée, voilà pourquoi « l’échec » est salutaire et parfois obligatoire pour trouver le bon moyen de pénétrer un marché.

Si aucune recette n’existe vraiment et que l’échec est une nécessité pour avancer sur la validation d’une preuve de marché, peu de conseils sont vraiment pertinents dans l’accompagnement d’une start-up…

Comment cibler un client ?

Comment le toucher ?

Comment le conserver ?

Quelle véritable « valeur » est créée par mon activité ?

Quel est mon apport pour le client par rapport à la concurrence ?

Henry Ford a déclaré un jour « si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux plus rapides ». Cette déclaration montre la force d’un instinct profond face à d’hypothétiques études de marché. Bien entendu, l’idée n’est pas d’imposer au client une vision du monde, mais de transformer une tendance sur un marché en proposition de valeur réelle. Le porteur de projets se lance ainsi dans une boucle d’itérations autour de sa cible afin de comprendre comment la toucher et optimiser son acquisition client une fois effectuée.

Ainsi, un esprit entrepreneurial ne se résume pas à la capacité d’obtention d’un KBIS, mais à une permanente construction de solutions opérationnelles pour tendre vers la réalisation la plus optimale de l’idée initiale. Peu importe les méthodes et les moyens, la « débrouille » est de mise et la capacité à voir les opportunités également.

Dans ce contexte, on peut même aller jusqu’à dire que ce que l’on appelle « la chance » n’est rien d’autre que cette capacité à voir puis saisir les opportunités qui se présentent à nous (quand les autres refusent de les voir pour se déculpabiliser de ne « pas avoir eu de chance… »). L’initiative doit être au cœur, le verbe « FAIRE » une priorité devant toutes les autres avec la ferme intention d’apprendre de chaque décision, bonne comme mauvaise, pour améliorer la suivante.  

Une démarche que la génération Y semble embrasser davantage que la génération précédente. En effet, la volonté de maximiser un épanouissement personnel au détriment d’une carrière dite « prestigieuse » implique ainsi un changement de mentalité qui s’apparente progressivement à ce qu’est l’entreprenariat : une accumulation de décisions plus ou moins irrationnelles qui ne se fondent pas sur un fantasme futur mais sur une réalité concrète de tous les jours.

“L’ entreprenariat : une accumulation de décisions plus ou moins irrationnelles qui ne se fondent pas sur un fantasme futur mais sur par une réalité concrète de tous les jours”.

La créativité liée à l’anticonformisme des démarches pousse les nouvelles générations à se comporter comme de véritables entrepreneurs dans leur vie de tous les jours, et ce, même dans le cadre salarial. La génération Y pourrait ainsi modifier les réflexes culturels connues par la carrière linéaire au profit d’un choix opportuniste d’une « vie choisie »…

Pierre Launay

VOIR LES AUTRES POSTS